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Après plus de 26 ans de détention, Jean-Claude Romand s’apprête à passer sa dernière nuit en prison. Le faux médecin de l’OMS, condamné en 1996 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat de son épouse, de ses deux enfants et de ses parents, le 9 janvier 1993, doit quitter vendredi 28 juin la maison centrale de Saint-Maur, dans la banlieue de Châteauroux (Indre). Il rejoindra aussitôt la communauté de moines traditionalistes qui doit l’accueillir à quelques dizaines de kilomètres de la prison, selon les prescriptions de la chambre de l’application des peines de la cour d’appel de Bourges, qui lui avait accordé le 25 avril dernier une libération conditionnelle.

«  Il sera libéré avant demain soir  », confirme au Point son avocat, Me Jean-Louis Abad. «  C’est l’aboutissement d’une procédure ; la question n’est plus de savoir si c’est une bonne chose ou non, une décision de justice a été rendue, il faut l’exécuter  », commente sobrement le pénaliste lyonnais.